Je faisais une petite balade à vélo avec mon copain. De Washington Heights à Chinatown, le long de l’Hudson River, le fleuve tranquille. Mes yeux n’en pouvaient plus de s’étonner qu’à New York il puisse y avoir toute une zone d’espaces non construites, réservés juste pour le plaisir des habitants. Des aires de jeu et de repos. Des pelouses. De la nature absolument partout, le long de l’Hudson River. Même pour les chiens. New York, la ville gratte-ciel. New York, une des plus grandes métropoles du monde, où le m2 est tellement cher que beaucoup de touristes (même venant des USA) ne peuvent pas se permettre d’y séjourner une semaine. Et c’est dans ce Manhattan-là qu’on trouve partout du vert!

Sunset on Hudson River at Fairway Terrace
Arrivés à King Street, à hauteur de Chinatown, nous tournons à gauche et, ô surprise, nous tombons sur une fabrique de chocolat. Que croyez-vous que la fille fit? Elle pose son vélo et dit à son compagnon qu’elle a des choses très urgentes à régler.
Quelle belle chocolaterie ! Je salive à mort devant toutes les variétés de pralines qui me font des clins d’oeil de derrière leur vitrine. Rappelez-vous en: King Street, c’est dans cette rue-là qu’elle est, la fabrique de chocolat.
Dans la Broome Street, à deux pas de la Bowery, Nous pouvons manger d’excellents sandwichs vietnamiens dans une boutique minuscule mais qui fait un chiffre d’affaires du tonnerre. Ils n’ont même pas de tables pour les clients. Tu commandes, tu attends, tu paies et tu pars.
Des fois, les jambes te rentrent dans le corps tellement tu attends longtemps, car il y a beaucoup de sandwich addicts. Je n’ai jamais vu autant de monde venir acheter des sandwichs vietnamiens comme dans cette minuscule boutique-ci. L’espace clients mesure 6 m2 tout au plus. Dehors, il y a trois chaises où on peut prendre place pour déguster les délicieux sandwichs (entre 3 et 4$ l’unité).
Quand on était arrivés à la boutique, deux chaises étaient déjà occupées. Le temps qu’on attende que la commande soit prête, les deux chaises étaient toujours occupées. J’ai laissé la chaise à mon compagnon. Et je suis allée m’asseoir sur une marche d’escalier d’un restaurant chinois à quelques pas de là. C’est quand j’ai fini mon sandwich que les gens ont libéré les chaises. Je m’y installe pour manger mon dessert.
Cinq minutes après, quatre personnes sortent de la boutique et voudraient bien s’asseoir. L’une d’elles s’installe. Les autres se plantent à côté, sous notre nez. Du coup, ce n’était plus cool du tout de manger là avec ces gens qui lorgnaient nos sièges.
Ça m’avait coupé l’appétit. Le dessert n’avait plus le même goût. Mon copain, lui, avait fini de manger. Nous remontons sur nos vélos et repartons en direction Washington Heights, dans le quartier dominicain.